Bébé est là ! Les rituels de naissance dans la tradition juive

Quelles coutumes religieuses judaïques pour célébrer une naissance ?

Dans une famille juive, l’arrivée d’un enfant est considérée comme une bénédiction divine. Le temps de la grossesse, ou de l’attente qui précède l’adoption, peut être l’occasion d’une réflexion sur les rituels et coutumes religieuses qui vous semblent souhaitables pour fêter l’arrivée du bébé. Découvrez les deux grands moments de tradition qui font suite à la naissance d’un enfant.

Pourquoi y a-t-il une fête de deuil après un accouchement ? Tradition et culture juive

Dans le mois qui suit la naissance de l’enfant, celui-ci va être appelé à la Torah, avec ses parents, lors d’un office de Shabbat. Ce sera l’occasion de présenter à la communauté son nom hébraïque, et de prononcer la prière du Siddour Sefat Haneshama. Pour choisir le nom hébraïque de votre enfant, il est possible de se référer à sa signification, ou de perpétuer la coutume en choisissant celui de l’un des grands- parents vivant ou décédé, à qui vous souhaitez rendre hommage.

Chez les Ashkénazes, le premier Shabbat du bébé a pour but de le « consoler » : en effet, la tradition veut qu’un ange lui ait enseigné l’entièreté de la Torah pendant la grossesse, mais qu’il l’ait oublié pendant la naissance. Sa famille se réunit alors pour l’aider à affronter cette perte, et mange un repas traditionnel de deuil (lentilles, haricots et pois chiches).

8 jours après l’arrivée de bébé, c’est la fête !

Au huitième jour après la naissance, on célèbre la Brith Mila pour les garçons et la Brith Leda pour les filles.
La Brith Mila consiste en la circoncision du petit garçon par un Mohel (circonciseur) à la maison ou à la synagogue. Chez les juifs libéraux, la Brith Mila peut avoir lieu même si un des deux parents n’est pas juif, du moment qu’ils sont tous deux d’accord pour élever leur enfant dans le judaïsme.
Les prières et rituels de la Brith Léda sont identiques à ceux de la Brith Mila, circoncision mise à part. Son équivalent féminin consiste à tremper les pieds du bébé dans de l’eau (rituel faisant référence à l’épisode de la Genèse où Sarah et Abraham accueillent des étrangers).

Naissance et coutumes religieuses, sentez-vous libres de faire vos choix !

Dans la tradition juive, la grossesse doit être un moment de profonde réflexion pour les parents, un temps de réflexion sur ce que symbolise la création et le fait de donner la vie. Ce temps peut être l’occasion de lectures ou de temps spirituels, et éventuellement de discussions avec un rabbin.
Dans tous les cas, seuls les parents sont à même de décider le degré d’implication qu’ils ont envie de donner à la religion dans la vie de leur enfant. Ce choix, et la manière d’appliquer les rites sont des décisions intimement personnelles, sur lesquelles personne n’a de jugement à porter.