Bientôt la naissance ! Les meilleurs conseils en matière de croyances et de religion

La naissance d’un enfant est un événement incroyable au sein d’une famille et d’une communauté. C’est l’occasion pour les parents et ceux qui les entourent de réfléchir aux cadres qu’ils ont envie de léguer, aux repères religieux et culturels qui ont le plus de signification à leurs propres yeux. Faut-il transmettre à ses enfants ses croyances et sa religion, et si oui, comment le faire en respectant sa liberté ?

Les rites d’initiation, un cadre indispensable au développement de l’enfant

C’est en 1909 qu’Arnold Van Gennep établit une classification des rites et cérémonies qui structuraient le développement de la vie humaine. Parmi eux, la naissance et le décès, mais aussi les rites d’initiation, les fiançailles et le mariage.
Les cérémonies d’initiation jalonnent la vie d’un enfant, et lui apportent la structure psychique lui permettant de se définir en tant qu’individu, dans son rapport à lui-même et à la société.
Il existe de nombreux rites d’initiation dans la société laïque actuelle : l’entrée à la grande école et l’entrée au collège, les premières règles, le premier rendez-vous amoureux ou l’obtention du permis de conduire… Mais pour beaucoup d’entre nous, la transmission religieuse reste au cœur des héritages culturels et communautaires que nous voulons léguer à nos enfants.

Liberté et choix religieux, découvrez les recommandations des spécialistes

La première question que se posent des parents croyants à l’heure actuelle est celle de la liberté de l’enfant : doit-on l’inscrire dès sa naissance dans un parcours religieux, avec fêtes et cérémonies traditionnelles, ou faut-il attendre qu’il soit en mesure d’en comprendre les enjeux et de faire ses propres choix ?
Les spécialistes s’accordent aujourd’hui à dire qu’il est enrichissant pour l’enfant d’être initié à l’héritage religieux de son environnement culturel, et ce, dès son jeune âge. Mais afin de lui offrir la liberté de choix, il est souhaitable d’essayer de dissocier ce que les cérémonies symbolisent au niveau religieux, et l’ancrage qu’elles ont à un niveau culturel (expliquer par exemple la différence entre la chasse aux œufs de Pâques et la crucifixion).
Par ailleurs, afin que l’enfant ait une vraie liberté et qu’il soit capable de comprendre le rapport des autres personnes à la foi, il est souhaitable de lui enseigner les bases des autres religions (particulièrement valable dans le cas de figure où les deux parents ne partagent pas les mêmes croyances, afin que l’enfant ne se sente pas déchiré entre eux).

L’épineuse question de la religion. Et si vous lui enseigniez plusieurs croyances ?

Alors que l’appartenance au christianisme est marquée par le biais du baptême, dans les deux autres grandes religions monothéistes, le fait d’appartenir à une foi dépend de sa filiation. Chez les juifs, la filiation religieuse se fait par la mère. Chez les musulmans, elle se fait par le père. Par conséquent, dans le cas où la mère serait musulmane et le père juif, l’enfant ne serait reconnu par aucune communauté religieuse : dans des cas comme celui-ci, une éducation pluri-confessionnelle et un accompagnement personnalisé de l’enfant semblent particulièrement importants.